BURNING X

Et voilà, c’est terminé, le Burning a
donc rendu son dernier souffle samedi
16 janvier  dans une grande  salle de
Vennes remplie comme à chaque fois. A
chaque fois aussi l’occasion  de voir
ses vieilles connaissances et de s’en
faire de nouvelles. Sauf que, loi sur
la fumée  oblige, ce sera  dehors que
nos grands débats sur le monde auront
lieu, dans le froid glacial et, entre
autres, avec Mix & Remix, harcelé par
ma groupie de copine.
J’aurai préféré que la soirée soit un
peu plus passionnante au niveau de la
programmation et des interprétations,
hélas,  effectifs réduits  et volonté
de passer à autre chose (les fameuses
Romandie Sessions qui verront en 2010
les groupes romands tourner en Suisse
et à l’Etranger avec  des artistes de
carrure internationale) auront un peu
plombé ce pot de départ. Enfin, façon
de parler, car la bière a coulé comme
à chaque fois, la foule semblant plus
préoccupée par la fête que par le nom
des groupes sur scène.
Pourtant, de Sludge (feat. Oktopus) à
Rosqo  (feat. Supermafia) en  passant
par  Kruger (feat. Martin Ain) et les
autres groupes présents, l’affiche de
la soirée avait de quoi réjouir. Mais
pour celà, encore aurait-il fallu que
la thématique  de juke-box géant soit
respectée, ce qui ne fut pas vraiment
le cas. Devant jouer des titres ayant
rapport avec le sexe, les groupes ont
préféré partir dans des délires perso
qui n’auront  récolté qu’indifférence
et sifflets de la  part du public, la
palme revenant à Velma  (feat. Pascal
Auberson) qui nous auront gonflé avec
leurs tubas quinze minutes durant. Le
seul moment de grandeur étant le fait
de Melatonin, qui, épaulé  par Michel
Cloup (Diabologum, Experience, B.A.M)
aura vraiment secoué  l’audience avec
ses  interprétations  habitées. On ne
boudera pas notre  plaisir en voulant
bien  concéder quelques  qualités aux
sets de Perrine & Les Garçons avec la
complicité du Reverend Beat-Man, sans
oublier  la  présence  du chanteur de
Celtic Frost et la belle  énergie des
evil twins de Ärtonwall,  mais sinon,
rien à signaler  durant ces 4 longues
heures de show et certainement pas le
final de Rosqo qui se sera perdu dans
les discussions et les va-et-viens de
la foule.
Sortant  dehors, vêtu d’un tee-shirt,
avec ma  copine pour fumer  une clope
sous une fine  pluie on va dire à peu
près supportable, j’apperçois près de
la porte Greta Gratos,  notre hotesse
de la soirée, parlant à une amie.  Je
me décide à aller la voir et lui fait
 un compliment, non pas  pour ce soir,
bien  qu’elle fut  éblouissante, mais
pour l’année dernière où, accompagnée
de Kruger, elle donna une remarquable
interprétation d’un titre de Kraftwek
devant un auditoire traumatisé par sa
noirceur terminale.  Le titre n’était
autre que « Radioactivity ». Touchée de
mon geste, elle me  remercie  tout en
se remémorant cet instant de grace de
sa voix grâve et magnifique.
Bref, le Burning est mort, que vivent
les Romandie Sessions. Peut-être qu’à
force de jouer leurs propres chansons
sur scène les groupes romands vont se
créer un vrai public qui connaîtra le
texte et le nom des albums. Une sorte
de minimum syndical  au vu de la très
bonne qualité de la production locale
de Lausanne Rock City.
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s