INDOCHINE, LIVE A L’ARENA DE GENEVE

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Fulgurant mais baclé, comme cete chronique j’ai envie de dire, car je n’ai pas l’intention de m’attarder une heure sur ce concert d’un groupe que j’ai connu plus présent et surtout plus passionnant.
En gros on reprochera ces quelques points:
Un groupe bien pénible en première partie (Dead Sexy Inc. anciennement les excellents Tétines Noires) et qui, comble de l’horreur, fait dans le sous-Indochine (jusque dans les commentaires de son chanteur…)!
Mauvaise utilisation des très impressionnants cinq écrans géants, la plupart du temps baissés ou allumés avec parcimonie. Entrée en matière sur un seul écran et apparition par trop classique du groupe sur scène. Il y avait de quoi marquer les esprits durablement, ce qui n’a pas été le cas. Mais de belles images d’archives et une utilisation  méritoire du noir et blanc. Mention spéciale pour « Little Dolls », « Un Ange A Ma Table » ainsi que la longue intro de « L’Aventurier ». Pour le reste…
Setlist prévisible et axée invariablement sur les mêmes classiques, rappel des dernières tournées avec des titres pas toujours indispensables. Encore cet horrible mégamix appelé « Club Indo » et qui nous livre des moitié de six chansons alors qu’on se serait bien tapé « Les Tzars » ou « Canary Bay » en entier. Crime impardonnable: n’avoir joué que le refrain de « June 2 ».  Malgré tout, Indochine est l’un des seuls groupes à défendre chaque fois son nouvel album en jouant la majorité de ses titres. Cependant, le massacre acoustique de « Kao Bang » en fin de concert ainsi que quelques passages un peu variet pop durant le concert pouraient faire croire que le groupe semble être quelque peu revenu au milieu des années 90… Où sont donc passées la flamboyance gothique de « Paradise » et la cold pop de « Alice & June »?
Le groupe n’impressionne plus comme avant (Oli s’est enrobé, Boris semble absent, les autres sont en automatique) et Nico mène tout seul le bâteau, jouant habilement sur l’affectif du public et rabachant le même monologue de concert en concert (de tournée en tournée presque… mais bon, on l’aime quand même!). Circonstances atténuantes, notre chanteur-héros-dieu semblait malade ce soir, s’entourant d’une écharpe avant chaque rappel. Ca ne change pas grand chose à sa voix mais au bout d’un moment, on en a marre de chanter tous les refrains.
Bref, un concert qui manquait sérieusement d’âme, de personnalité et de rythme, bien que traversé, comme je l’ai dit précédemment, de fulgurances réjouissantes.
Si on pouvait donner un petit conseil au groupe, ce serait d’arrêter de doubler les dates (certaines villes vont même être visitées trois fois!)et de se concentrer sur chaque concert, plutôt que de relever les compteurs. A force, indochine commence à devenir un groupe à l’américaine, genre Green Day, et ça, c’est moche.
J’ai mes tickets pour Paris mais je ne sais pas encore si je vais prendre ceux pour Genève en avril. Sur les forums, peu de fans se plaignent, donc tout va bien dans le meilleur des mondes et rien ne semble devoir changer. Pourtant, au royaume du roi Sirkis, il y a quelque chose de pourri.
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