GREEN DAY

Groupe de rock de rechange après le suicide de Nirvana, Green Day fait partie de cette génération punk rock américaine arrivée plus ou moins en même temps que Bad Religion, Rancid et The Offspring, partageant un succès monstre avec ces derniers durant la deuxième moitié des 90’s.
Ne cassant pas trois pattes à un canard, la bande à Billy Joe Armstrong gagne pourtant aux points durant ces années de vaches maigres pour le rock (les maisons de disques capitalisant sur des groupes ultra lookés et n’ayant de rock que le nom). La raison? De solides racines punks, un véritable amour du rock à l’ancienne et une connaissance musicale plutôt vaste. Mais celà sauve à peine le groupe, obligé de jouer le jeu de MTV pour survivre à ses ambitions musicales, des albums comme « Nimrod » par exemple n’étant pas vraiment grand public.
Le groupe finit par devenir un outsider de luxe, survivant grace à une poignée de singles parfaits, tandis que d’horribles bandes de gamins arrivistes (Good Charlote en tête) écument les charts et prennent leur place aux murs des adolescents des années 2000.
Il faudra attendre l’avênement de « American Idiot » (pamphlet anti Bush plutôt remonté et hommage aux Who s’il en est) pour que Green Day prenne enfin son envol avec une sorte d’opera punk rock grandiose rempli de classiques inoxydables. Le succès est mondial, la reconnaissance des critiques est également de mise et Green Day s’affirme comme un véritable groupe de rock contemporain avec une conscience sociale et politique. On leur pardonnerait presque d’enfoncer parfois des portes grandes ouvertes.
La sortie en 2009 du quelque peu ampoulé « 21st Century Breakdown », sorte de redite de « American Idiot », avec cette fois des influences plus Beatles que Who, confirmera la nouvelle direction du groupe. Ce n’en est pas moins un bon disque de rock américain (surtout quand on écoute la production moribonde actuelle) et des titres mélancoliques comme « 21 Guns » rappellent combien le groupe doit aux artistes anglais.
Sorte de Indochine américain, Green Day semble avoir mit de côté ses grandes déclarations engagées qui prêtaient à sourire, conscient que sa révolution post adolescente ne soulèvera jamais personne, ses principaux intéressés ne semblant plus vraiment concernés, une mélancolie plombante semblant désormais suinter de leur musique.
Véritable machine de guerre sur scène, Green Day rencontre naturellement un succès considérable avec son nouvel opus et ses tournées continuent à rameuter les foules.
C’est pourquoi on leur pardonnera leur triplettes d’albums de 2012, finalement plus une mise en danger de leur système de fonctionnement qu’une cynique opération commerciale comme on a pu le lire ici et là.
Le groupe devrait sortir un nouvel album courant 2016.

 

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4 réflexions sur “GREEN DAY

  1. ce que je voulais dire, c’est que les groupes américains en général devraient plus s’inspirer des anglais, le rock américain, surtout celui pratiqué par les jeunes formations, est merdique au possible et totalement formaté par mtv.

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  2. Suis pas d’accord… il y a d’excellents groupes de rock américains…. Queens of the stone Age, Pearl Jam, et j’en passe.

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  3. Je n’ai jamais été une fan de Greenday, mais je me pose une question, suite à cette critique: Faut-il nécéssairement sonner anglais pour être bon?

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