INGLORIOUS BASTERDS, L’AVIS DE MA COPINE

1944. L’armée américaine parachute en France un commando de soldats juifs mené par le lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt) afin de semer la terreur parmi les rangs nazis et saper leur moral en prévision du prochain embarquement. Avec l’aide de l’actrice et agent double Bridget Von Hammersmark (Diane Kruger) et le lieutenant britannique Archie Cox (Michael Fassbender) les « basterds » organisent un attentat qui doit avoir lieu lors de la première d’un film en présence d’Hitler et de ses généraux. Sans savoir que la propriétaire du cinéma en question, Shoshanna, (Mélanie Laurent) une jeune juive qui vit sous une fausse identité, a décidé d’en faire autant pour venger le massacre de sa famille perpétré par le Colonel Hans Landa, (Christophe Waltz) surnommé « Le chasseur de juif »…

 

Bien sûr, Tarantino qui revisite l’histoire et en fait un film d’époque, cela peut prêter à sourire. Mais l’enfant terrible du cinéma d’auteur américain a brillamment gagné son pari. Premièrement, celui d’avoir fait pour 38 millions de dollar d’entrées aux Etats-Unis dès le premier week-end, alors que la majorités des dialogues d’Inglorious Basterds ont été tournés en français et en allemand. (Qui a dit que les américains n’allaient pas voir de films sous-titrés?) Deuxièmement en cassant en partie LA ligne Tarantino; sa réalisation traditionnellement séquencée a laissé place à une narration plus fluide et la bande-son, qui est habituellement aussi importante, sinon plus, que ses personnages, se fait plus discrète. Mais chassez le naturel, il revient au galop: les dialogues sont toujours aussi explosifs et putassiers, le politiquement correct laissé aux oubliettes et les références cinématographiques plus présentes que jamais, en l’occurrence un hommage au films de guerre américains (« Les Douze Salopards ») et au films « macaroni combat », un sous-genre du spaghetti western. D’ailleurs, le titre est emprunté au film le plus célèbre de ce genre « Inglorious Bastards » , « Une poignée de Salopards » en français.

 

Le tout est servi par un casting des plus réussis: un Brad Pitt en cul-terreux américain à la moustache cabotine, deux actrices, Mélanie Laurent et Diane Kruger, au jeu tout simplement irréprochable, Michael Fassbender parfait en officier anglais qui en perd son allemand et Christoph Waltz (Prix d’intérprétation à Canne pour ce rôle) délicieux en méchant qu’on adore détester. Les seconds rôles ne sont pas en reste, en particulier la distribution allemande. A noter la présence d’un Mike Myers méconnaissable en officier britannique, et en guest-stars voix off, Samuel L. Jackson. Résultat? Une uchronie ultra-violente à l’humour corrosif et au rythme haletant ou l’on éprouve une satisfaction très primale à voir des juifs casser du nazi. Jouissif.

 

Sabine Lapin

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3 réflexions sur “INGLORIOUS BASTERDS, L’AVIS DE MA COPINE

  1. Bien ta critique, la description du film, bonne, j’ ai compris, et surtout j’ ai aimé la deuxième partie du commentaire, quand tu te laisses aller et tu abandonnes le style phrases toute faites qui font connaisseur…..Maman très critique

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