THE DANDY WARHOLS LIVE AUX DOCKS

 

Ah les Dandy Warhols… probablement un des groupes les plus hot de la décennie. Des faiseurs de tubes qui réussissent à rester jeunes et fun tout en cultivant une particularité bien à eux, à mi-chemin entre le rock alternatif le plus pointu et la pop mainstream la plus efficace et à qui la gloire semble échapper malgré des efforts répétés. Soyons clairs, dans un monde parfait, les Dandy Warhols vendraient plus de disques que Coldplay. Leur leader et chanteur, Courtney Taylor-Taylor est un sex symbol comme on en fait plus. Quand à Zia McCabe, la rousse incendiaire aux claviers, on a juste envie de faire l’amour avec elle et de lui écrire des poèmes.
Auteurs de trois albums fondamentaux depuis 1997 (« The Dandy Warhols Come Down », « Thirteen Tales From Urban Bohemia » en 2000 et « Welcome To The Monkey House » en 2003), le groupe de Portland, probablement affecté sans le savoir par le manque de reconnaissance du monde, a livré coup sur coup deux albums guère inspirés. A Commencer par « Odditorium Or Warlords Of Mars » paru en 2005, puis le piteux « Earth To The Dandy Warhols » cette année, qui porte bien mal son nom, tant il s’avère vide de toute substance.
Qu’importe, en ce début de mois de décembre, c’est le groupe que l’on vient voir à la salle des docks, pas celui de ses derniers albums mais bien celui des débuts. Et on ne va pas êtres déçus.
Après une première partie brillament assurée par The Sheeps, les Dandy Warhols arrivent sur scène. Courtney a toujours son éternelle casquette sur la tête et cette allure de gavroche qui lui colle à la peau, la guitare en bandoulière, il est prêt à faire parler la poudre. A ses côtés, le bassiste Peter Holstrom ressemble plus que jamais à Nick Rhodes de Duran Duran, leur groupe fétiche. Le batteur Brent Deboer arbore sa légendaire coupe affro. Quand à Zia, le tee-shirt à manche longue couleur chair qui recouvre son buste ne laisse aucun doute sur le fait qu’elle ne porte aucun soutien-gorge.
Ne me rappelant guère de l’ordre des titres, je peux néanmoins affirmer que les deux derniers skuds vont être quelque peu occultés par leur précurseurs, à l’exception d’un « Smoke It » et d’une poignée de titres fort oubliables. On notera quand même l’interprétation de « Welcome To The Third World » en français dans le texte. Ce qui me fait peur d’entrée, c’est que le groupe s’aventure dans des titres comateux comme il en a le secret et qui ont toujours servit à contrebalancer leur grosse artillerie par le passé. Heureusement il n’en sera rien et le concert va vite commencer sur des chapeaux de roues.
Le premier album va avoir droit à un traitement rare car un nombre conséquent de titres en sera extrait. De l’intro « Be In » en passant par les tubes « Not If You Were The Last Junkie On Earth », « Everyday Should be A Hollyday » (joué en acoustique à la guitare par Courtney) à « Minnesoter » et l’atomique Boys Better sur la fin, la sélection ne peut être plus parfaite, Zia se démenant comme une diablesse sur son korg tandis que Peter fait des moulinets à la Pete Townsend sur sa basse. Le batteur est au taquet et Courtney pousse la voix sur les refrains, ce qui n’a pas toujours été le cas par le passé. Bref, le public est au nirvana.
La sélection de la soirée n’oublie pas les pépites des albums suivants. On aura droit au magnifique « Godless », au spleenesque « Mohammed », « Solid » et à ce »Bohemian Like You » qui rend le public fou sur son refrain on ne peut plus stimulant. « Get Off » n’est pas en reste avec ses allures de chanson western ultime. me souviens plus si on a eu « Shakin », je dirai oui vu la longueur du concert. Vraiment l’impression qu’ils ont joué tous leurs grands titres.
Les Dandy sont en grande forme ce soir, ils sourient entre eux, répondent au public et jouent comme s’ils étaient les rois du monde. Zia n’a jamais été aussi belle que ce soir et sa façon de se mouvoir derrière ses vieux synthés est parfois proprement dangereuse pour le coeur de votre serviteur. Dieu que cette femme est belle, une véritable déesse du rock n’roll, habillée d’un simple jean et d’un sweat moulant.
On continue avec l’énumération des titres. L’album à la banane n’est pas oublié, loin de là. Le fantastique « We Used To Be Friends » vient rappeler de bons souvenirs au public qui ne se fait pas prier pour taper des mains sur les couplets. Le final est étourdissant, la voix de Courtney partant dans la stratosphère. « Plan A » est aussi de la partie, pour le bonheur de tous. Impossible d’oublier l’hommage aux new romantics qu’est « You Were The Last High », splendide retour dans ces années 80 chéries. par contre il m’est impossible de dire si le puissant « Heavenly a été joué ou pas. Encore une fois je crois que oui, tant ce concert de plus de deux heures a été riche en sensations fortes.
Comme si notre bonheur n’était pas à son comble, c’est après un rappel tonitruant que Zia revient seule sur scène pour nous chanter acapella une goodnight song comme elle en a le secret. la salle se tait pour écouter sa beau brin de voix et lui offre une pluie d’acclamations pour la saluer, tandis qu’elle disparait derrière, non sans nous avoir envoyé des tonnes de baisers.
Ne reste plus aux Dandy Warhols qu’à nous pondre un nouveau disque digne de leur nom et la conquête de l’univers poura reprendre.
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