JUSTICE « A CROSS THE UNIVERSE »

Etant passé complètement à côté du phénomène Justice, je dois avouer que la sortie de ce live à San Francisco représente une putain de surprise. Mais surtout elle me fait me mordre les doigts d’avoir raté le live de cet été donné par les deux français au Paleo festival de Nyon.
Échauffé par le matraquage intempestif du single « D.A.N.C.E. » sur toutes les ondes pendant des mois, puis guère impressionné par « DVNO » et à peine touché par la polémique du clip « Stress », j’avais fini par ranger Justice dans la catégorie des sensations dance du moment, un groupe moyen victime d’un buzz disproportionné.
Je me trompais.
A la première écoute de ce live, tout le côté sympa festif disparaît en un instant au profit d’un son bien dark, limite evil. Mais surtout, le côté rock n’roll de la chose m’appairait soudain comme une évidence. Justice est un groupe dangereux d’entrée de jeux, un groupe bien maléfique qui se cache dans les draps soyeux et friqués de la house music.
Véritable déluge d’infra-basses bien apocalyptiques et de revisitations orgiaques de leur premier album historique, ce live de malade culmine avec l’attaque  nommée « Stress », tuerie définitive qui ne ressemble à rien de connu en matière d’agression des tympans. une orgie pour les oreilles.
Et puis il y a ce dvd… qui devrait faire date dans l’histoire des documentaires musicaux bien trash.
Filmé aux States lors de leur dernière venue, ce film d’une heure est un instantané saisissant de la vie tumultueuse du duo infernal sur la route. 
Entre leur tour manager dingue des armes qui achète des flingues comme certains des donuts, arme et fait tirer tout ceux qui l’entoure avant de se faire arrêter au restaurant pour avoir effrayé une serveuse, leur tour bus chrétien à la voix si basse qu’il s’est inscrit au guinness book et qui prend en photo le paysage tous les kilomètres, leur entourage complètement déluré qui ne fait qu’encourager leur comportement irresponsable, les scène de baise, de prise de drogues et de fiestas sans fin, le mot de la fin revient pourtant au duo.
A commencer par Gaspard qui se marie à la va-vite dans une église de Las Vegas devant un Xavier mortifié qui n’en croit pas ses yeux et ses oreilles. Ce dernier montant la barre d’un cran en explosant une bouteille sur la tête d’un type l’agressant sur un parking de la tournée, s’ouvrant la main avant un concert imminent, ne sortant que pour se faire embarquer par la police en compagnie de son acolyte et de son tour manager. Et est-il besoin de rajouter que des images subliminales satanistes ont été rajoutées par les réalisateurs, Romain Gavras et So-Me. Une grande leçon de trash attitude.
Rien à redire, Justice sont déjà nos amis pour la vie.
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