GOLDFRAPP  »SEVENTH TREE »

Le retour de Alison Godfrapp et de Will Gregory est devenu avec les années une véritable source d’émerveillement et de spéculations, tant le duo s’est ingénié depuis ses débuts à brouiller les pistes en se réinventant à chaque fois.
« Seventh Tree », quatrième opus sortit ce printemps, n’échappe donc pas à cette règle immuable, partant dans des directions totalement opposées à celles des précédentes œuvres. Étiqueté trip-hop, puis electro avant de s’afficher sous de faux oripeaux glitter pour mieux tromper son monde, le duo revient aujourd’hui avec des intentions folk psychédéliques qui vont bien avec l’automne, moment de cette chronique tardive.
Maîtrisant sa pop sur le bout des doigts, Goldfrapp est arrivé à un point de saturation avec son précédent opus, le très fier « Supernature », il était donc temps de revenir à des choses plus simples, plus élémentaires. Retrouvant l’intimité des débuts, ainsi qu’une certaine forme de doux romantisme, le duo renoue en quelque sorte avec l’inaugural et onirique « Felt Mountain » de 2000.
Enregistré au milieu de la campagne anglaise (et admirablement produit par Flood), se dégustant seul ou en amoureux au petit matin, « Seventh Tree » est de ces disques intemporels comme on en fait plus, ce que je croyais avant de l’avoir écouté.
Un magnifique diamant.
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