KLIMT1918

L’Italie a toujours été avare en groupes de rock majeurs, même si cette vérité aurait tendance à s’inverser depuis quelques années.
La preuve avec Klimt1918, quatuor extraordinaire qui allie à la fois le son darw wave au post rock en y incorporant des sonorités 80’s. Mais ce qui frappe autant à l’écoute de leurs trois premiers albums, c’est cette constante évolution depuis leurs débuts à l’aube des années 2000 et l’étonnante incorporation de tant d’éléments musicaux d’univers et d’époques différentes sans que celà n’affecte la densité de leur proposition musicale en tant que Klimt1918. Comme si, à l’instar de ce grand peintre dont il a prit le nom, le groupe se servait de ses diverses influences musicales à la façon de tubes de peinture, créant une oeuvre unique et personnelle et non pas un patchwork informe dont chaque passage pourrait être reconnu comme un emprunt ou pire comme un vol.
Formé à Rome en 2000 par les frères Soellner, Marco (voix et guitare) et Paolo (batterie et percussions)sur les cendres de leur précédent groupe, Another Day (groupe de death metal!), Klimt1918 (en hommage à l’illustre peintre Gustav Klimt et à l’année de sa mort, coïncidant avec la fin de la première guerre mondiale. On peut aussi faire une parallèle avec le premier nom du groupe Bauhaus qui se nomma un temps Bauhaus 1919 en référence au courant architectural allemand)se voit épaulé par le bassiste Davide Pesola et le second guitariste Francesco Tumbarello (ce dernier remplacé par Allessandro Tumbarello sur le premier album).
Un premier EP de cinq titres voit le jour en 2000: « Secession Makes Post Modern Music ». Bien accueilli, ce premier effort leur permet d’être signés et de sortir leur premier album sur le label indie My Kingdom Music.
« Undressed Memento » sort en 2003 et fait forte impression, baignant dans une atmosphère nostalgique et progressive addictive au possible et malgré tout puissament rythmée. La somme de plusieurs années de musique. Bien que la presse rock soit au rendez-vous, ce sera également la communauté gothique qui fera beaucoup pour la reconnaissance du groupe, y trouvant de fortes résonnances avec ses valeurs. Sans oublier les fans de métal toujours à l’écoute des groupes progressifs et post-rock. Bref, Klimt1918 semble faire l’unanimité dans le monde du rock et ses ramifications. 
Le groupe change de label en 2004 pour signer sur Prophecy Productions et sort l’année suivante son deuxième effort: « Dopoguerra », salué comme une nouvelle avancée majeure par ses désormais nombreux fans dans toute l’Europe et considéré par le groupe comme un disque malade et à la fois une seconde naissance, comme si tout commençait ici.
En 2006, le second guitariste change à nouveau et c’est Franceso Conte qui
remplace donc Alessandro Pace.
C’est en juin de cette année que Klimt1918 sort son troisième album, le bouleversant et impérial « Just In Case We’ll never Meet Again », sous-titré « Soundtrack for the Cassette Generation ». L’accueil est international et proprement dythirambique. Constitué de grands moments épiques (« The Graduate » ou encore le titre éponyme de l’album), ce disque renferme, peut-être pour la première fois, un tube interplanétaire en puissance, le fabuleux « Suspense Music ». Il est donc plus que temps de sortir enfin un single et de tourner un clip.
Difficile de rapprocher Klimt1918 de formations actuelles, mais je me risquerai à citer Katatonia, Marillion (seconde époque of course), Dredg ou encore I Love You But I’ve Chosen Darkness. Que du bon, quoi.
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