françois vé live au festival de la cité.

Il pleuvine légèrement sur la Cité tandis que le trio installe son matériel et procède aux derniers réglages. Il fait encore jour et les gens commencent gentiment à se poster devant la grande scène du Château. Un rideau bleu ciel est posé au fond.
Enfin, tout est prêt et tout le monde disparait cinq minutes avant le début du concert.La pluie en profite pour s’arrêter définitivement.
Et le trio arrive enfin. François Vé, habillé comme sur la pochette de son dernier album, « Le Jardin de Frankee » chemise blanche et pantalon pattes d’éléphant pistache; Sara Oswald, la multi-instrumentistes, toute de noir vêtue; Et enfin Yves Ali Zahno (Jack Is Dead), le batteur, basquettes jeans tout droit sortit d’un groupe de rock.

N’ayant jamais vu François Vé sur scène, connaissant à peine sa musique pour ne l’avoir écouté qu’à une ou deux reprises au magasin, je découvre avec étonnement toute la poésie qui s’échappe du bonhomme, cette espèce de folie douce qu’il dégage dès qu’il s’adresse aux gens ou qu’il commence à chanter. sa façon de jouer de la guitare est aussi particulière que son look d’un autre temps, celui des jours heureux.

A mi-chemin entre Thomas Fersen, Katerine et Vincent Delerm, Vé distille ses joies et ses peines au travers de quelques morceaux charmants tels que « Les Petits Bonheurs », »Petite Terre », »J’aime les Filles » ou encore « Le Chacal », épaulé par une Sara souriante à la basse et aux coeurs, cette dernière échangeant des regards complices avec Yves le batteur, très en forme et visiblement tout aussi ravi qu’elle de la bonne tournure du concert. 

Tandis que François Vé n’en finit plus de charmer le public avec ses pitreries dignes d’un chanteur de rues, Sara se saisit de la contrebasse pour l’accompagner sur « Ciel », une chanson qui m’a fait beaucoup penser à Alain Chamfort; « Le Moral », un titre faussement naïf qui en dit beaucoup sur les névroses cachées de son interprète, puis « Le Mambo » qui sera reprit en coeur par un public au diapason.

Mais Sara étant aussi une remarquable artiste classique (Barbouze de Chez Fior, remember?), elle ne peut pas rester trop longtemps loin de son violoncelle et c’est donc avec bonheur qu’on le retrouve sur « Les Fraises », « C’est un ange » et surtout le fabuleux « Neige » où elle nous offre une solo d’une beauté incomparable.

Yves aussi en profite pour changer d’instrument, empoignant une guitare, Sara son ukulélé, pour accompagner François sur « Le Mariage », chanson qualifiée de révolutionnaire (comme les trois suivantes d’ailleurs!) par ce dernier.

Le concert, aussi bancal et improbable que réussi (le fameux passage des fruits! impossible à raconter tellement c’était space…)se termine sous des applaudissements nourris de la foule, votre serviteur y compris.

Ainsi se termine cette Cité pour moi, enfin, presque. J’assiste le temps de quelques chansons au concert de Izull mais mon attention est détournée par une charmante présence et je ne rentre pas dans le rock festif de la formation biennoise. Pas grave, il y aura d’autres concerts, d’autres occasions.

P.S.

Bien qu’ayant assisté aux « terribles » concerts de William White et de Redwood, je m’abstiendrai de toute chronique par pure charité.

Son site internet: http://www.francois-ve.ch/
Sa page myspace: http://www.myspace.com/francoisve

Sara sur myspace: http://www.myspace.com/saraoswald

Yves avec Jack is Dead sur myspace: http://www.myspace.com/jackisdead

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