Muse « Harp, Live at Wembley »

Enregistré en grandes pompes les 16 et 17 juin 2007 au nouveau stade de Wembley, ce live du trio sonique est un instantané de la puissance scénique d’un groupe dont la démesure longtemps moquée semble être son premier atout, surtout en live, comme les trois garçons vont le prouver in extenso.
Constitué d’un cd et d’un dvd, c’est bien évidemment sur ce dernier, filmé de belle manière, qu’on s’attardera. Arrivant tels des magiciens par dessous la scène, alors
qu’une pluie de confettis s’abat sur eux, Matthew Bellamy, Chris Wolstenholme ainsi
que Dominic Howard, traversent un couloir à travers une foule en délire total, puis
arrivant sur la scène principale,  ils ne tardent pas à se mettre en place, »Knights Of Cydonia » ne tardant pas à résonner. Le temps de réaliser ce qui se passe dans ce Wembley en folie que « Hysteria » démarre à 100 à l’heure, suivit d’un  « Supermassive Black Hole » bien plus impressionnant  que sur album, groovy en diable et exécuté de fort belle manière. A peine le temps pour le public de souffler que déboule « Map of The Problematique », un morceau grisant de par sa construction et qui définit, selon moi, assez bien ce qu’est Muse. Le groupe égrene ses classiques en puisant dans la totalité de ses albums, laissant quelques plages plus délicates s’intercaler ici et là avant de balancer de petites bombes du genre « Starlight », « Time Is Running Out »,cette dernière chanté par le public, mais encore « New Born » qui s’avère encore plus puissante que sur album, Muse dominant sa scène comme peu de groupes de son époque.
L’image est d’une belle noirceur, il faut le souligner, tout comme ces couleurs qui ressortent plus que d’autres, à commencer par le rouge du costume de Matthew, qu’on
dirait avoir été confectionné en enfer.
Ayant commencé en fin de journée, le show se poursuit dans une nuit transfigurée de par la magie des lumières venant inonder la scène de part en part, donnant de faux airs de féerie à ce concert, avant que le titre « Blackout » et sa danseuse suspendue au dessus de la foule ne termine de  nous éblouir par tant de grâce. Les hostilités reprennent immédiatement après avec « Plug In Baby » et l’épique « Stockholm Syndrome » que suit « Take A Bow », ultime titre de la soirée. En conclusion, on aura eu la plus belle preuve du talent de Muse, véritable bête de scène  qui n’oublie pas de garder un visage humain, à la différence de trop d’autres groupes, grisés par le succès.
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Une réflexion sur “Muse « Harp, Live at Wembley »

  1. Déçue par leur dernier album en date, j’avais aperçu ce live sans m’attarder dessus, puisque Muse ne présentait à mes yeux que peu d’intérêt.
    La présentation que tu en fais me fais regretter ma première réaction et je pense me le procurer dès que possible. Cela à l’air d’être du grand Muse.
    Merci 🙂

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