BAK XIII, LIVE AUX DOCKS

 
Bak XIII est de retour en cette bonne ville de lausanne! Après le tonitruant « Morituri Te Salutant » et le non moins exceptionnel « Vae Victis », le combo Genevois nous revient pour chauffer une salle des docks au fer rouge avant l’arrivée des punks multicolores de Punish Yourself, autres héros de la soirée.
Bak XIII est aimé dans le milieu dark-electro, c’est un fait et on comprend bien pourquoi. Distillant des compositions intemporelles car s’étalant sur plusieurs décennies de musique électronique, se foutant totalement des modes et des styles (le look diamétralement opposé des trois musiciens en est une preuve flagrante, ils se permettent en plus de le faire bien.
Leur arrivée sur scène est saluée comme il se doit avant que la machine à tube ne se mette à rugir, « Things Will Never Change », « Spiegeltanz », « 80’s Are Back Forever », « Electroshock » et autres tueries tirées des deux derniers albums mettant le public dans un état proche de la folie, le chanteur DDDMIX n’ayant pas son pareil pour hypnotiser son audience, sa voix résonnant comme celle d’un grand frère alternatif, tandis que le Baron Von Smock (toujours très classe) distile des ambiances crépusculaires sur son synthétiseur.
Commentateur avisé de son époque, Bak XIII est également un terrible rouleau compresseur à dancefloor comme en atteste la foule (un mélange de punks et de goths magnifique), dansant sur ses mélodies diaboliques faites d’un clavier froid et d’une guitare acérée.
Délivrant à chaque fois une prestation terminale, comme si la fin du monde était imminente, Bak XIII, en chroniqueur social qu’il est, ne peut faire l’impasse sur son hymne de concert, le fabuleux « Disco Armageddon », dont la partie déclamée par DDDMIX à pour effet de rendre le public fou, mettant les médias d’information, la télé-réalité ainsi que l’industrie musicale et du spectacle en accusation pour crimes contre l’humanité et l’art en général.
Gigantesque de par sa formidable autonomie et l’exceptionnelle qualité de son oeuvre, Bak XIII, demeure l’un des plus grands secrets musicaux de ce pays. On se dit parfois qu’on aimerait bien le partager avec le reste du monde, mais le monde est-il prêt pour Bak XIII?
Epilogue:
Ressortant de la poche de mon pantalon l’édition limitée en résine de l’album « Morituri te Salutant »,  je réalise soudain que mon budget bière de la soirée est passé dans l’achat impulsif de ce splendide artefact.
Qu’importe l’îvresse, j’ai l’objet de ma passion au creu de la main. On est fan ou on ne l’est pas. Et mes derniers amis veulent déjà m’offrir à boire. Aucune raison de refuser désormais.
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s