the raveonettes, l’interview

 

 

 

Le duo vintage rock composé de Sune Rose Wagner et de Sharin Foo revient avec un nouvel album attendu pour le 12 novembre. Au programme de « Lust, Lust, Lust », toujours les mêmes mélodies intemporelles et le mix envoûtant des voix du couple danois. Rencontre avec la merveilleuse bassiste quelques heures avant leur concert aux docks de Lausanne.

 

Vous sortez votre troisième album, êtes-vous fiers de votre nouveau bébé ?

Sharin Foo (basse & chant) : Oui, nous le sommes, ce fut un long travail, on aurait pu sortir plein de choses pendant la longue gestation de cet album. Nous sommes réputés pour être prolifique mais tout ce que nous faisions ne nous plaisait pas.

 

Les morceaux en écoute sur votre site préfigurent une ambiance assez cotonneuse, est-ce juste une impression ?

Je ne sais pas, je trouve cet album très intime… oui un petit peu aussi je pense mais c’est également sombre et mystérieux et un peu noisy à la fois.

 

Vous avez quitté Columbia pour un nouveau label, mais je crois que ce n’est déjà plus 429 Records ?

429 était une erreur de notre part. Nous avons différents labels en ce moment et ce n’est pas plus mal. L’album devrait sortir un peu partout en même temps et au début de l’année prochaine pour les Etats-Unis, pays où nous sommes basés.

 

Votre musique colle bien avec l’histoire musicale de ce pays, pensez-vous qu’elle y

trouve sa légitimité et sa raison d’être ?

Définitivement. Nous avons beaucoup à voir avec l’americana et tout cela nous inspire au plus haut point, des musiciens comme Buddy Holly… mais aussi le Velvet Underground ou encore Suicide. Nous ne vivons plus à Londres depuis un moment, nous sommes allés nous installer à New York puis maintenant à Los Angeles, notre label est américain et nous adorons tourner dans ce pays.

 

Vous serez de retour à Londres pour la sortie de l’album, ça vous réjouit ?

Oui, car nous sommes très concentrés sur l’Europe et ça nous manque de ne plus tourner par ici, on reçoit plein de messages de nos fans qui nous disent qu’on leur manque et ils nous manquent aussi, donc on se réjouit de les revoir bientôt.

 

La pochette de l’album sera en 3D! Est-ce vrai ? Et si oui, allons-nous avoir droit à des lunettes spéciales ou juste à un effet carte postale comme le dernier Prince ?

Ce sera bien en 3D, je ne sais pas encore comment cela se présentera mais nous avons négocié un deal avec le label pour que cela soit le cas pour les 5000 premières copies de l’album et il y aura des lunettes 3D ! (rire)

 

Que pensez-vous d’internet ? Vous êtes sur Myspace, on peut-y lire un journal de bord régulièrement… est-ce un moyen de rester en contact avec vos fans ?

C’est surtout un moyen de s’impliquer directement avec ceux et celles qui aiment notre musique sans passer par notre label ou par la télévision. C’est quelque chose de vraiment bien quand ça ne se transforme pas en auto-promotion et c’est ce que nous essayons de faire, garder une balance et rester le plus honnête possible envers nous-mêmes et les autres. C’est pour ça que nous mettons nos démos en ligne, pour que les gens qui s’intéressent à nous sachent où nous en sommes.

 

Vos influences ne sont pas que rock n’roll, vous semblez apprécier la musique électronique de groupes comme Atari Teenage Riot ou Kraftwek et certains de vos anciens titres (« The Love Gang », « My Boyfriend’s Back ») sonnent comme de The Kills, donc à quand un album complètement electro ?

Mmm… ce serait possible. C’est déjà un peu ce que nous faisons actuellement d’une certaine façon, il y a pas mal de sons rajoutés dans notre musique. Sur « Lust, Lust, Lust » il y a des morceaux presque complètement electroniques et c’est définitivement une voie dans laquelle nous nous dirigeons. Tourner avec Depeche Mode nous a confortés dans cette idée.

 

Qu’est-ce que ça fait d’ouvrir pour un groupe pareil, devant un public qui n’est pas spécialement venu pour vous voir vous ?

J’aime cette sensation d’émeute dormante, le challenge que ça représente. C’est une étrange combinaison, eux et nous et j’ai vraiment apprécié chaque date en leur compagnie. Martin Gore est un grand fan de notre groupe et il s’est avéré que nous avions les mêmes références musicales.

 

Il y a une année, la seule nouvelle que nous avions de vous était que vous vous étiez fait voler votre matériel à New York. Alors vous pensez toujours que « New York Was Great » ? (c’est une chanson des Raveonettes)

(rire) Oui bien sûr. Pour être honnête, l’histoire, c’est que nous avions un tour manager et qu’il a laissé le van sans surveillance au milieu de la rue avec les clés dessus, ce qui n’était pas la chose la plus intelligente à faire, surtout à Brooklyn. On a été très fâchés contre lui parce qu’on a tout perdu, le van, les chansons sur lesquelles on travaillait, nos instruments, tout ! De nouvelles choses ont émergé de ça mais… ma Gretsh me manque toujours. 

 

http://www.myspace.com/theraveonettes

 

http://www.theraveonettes.com

P.S. je viens de passer 30 minutes en tête à tête avec la merveilleuse Sharin Foo. Nous avons discuté dans un bar vide et silencieux, puis je lui ai offert des biscuits à la fraise en forme de cœur pour elle et Sune Rose Wagner, ainsi qu’une compile September Songs pour leurs longues heures en tour bus. Elle fut charmante avec moi.

 

 

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