Manic Street Preachers

 
Originaire de Blackwood, au Pays de Galles, les Manic Street Preachers sont un groupe de rock à forte connotation punk. Le quatuor voit le jour en 1991 et ne va pas tarder à se faire remarquer de par ses textes engagés et sa volonté évidente de se faire entendre dans le contexte social de l’époque. Il est formé de James Dean Bradfield (chant), Richey James (guitare), Sean Moore (batterie), et Nicky Wire (basse).
Après quelques singles t un EP intitulé « You Love Us », Generation Terrorists »sort en 92. D’entrée le groupe, en véritable chroniqueur social, tire dans tous les sens, stigmatisant la violence du monde au travers de titres enflamés qui vont de la politique à la pornographie en passant par la classe ouvrière et le mal être de la société. Il décoche même un classique intemporel, le magnifiquement désespéré « Motorcycle Emptiness ».
En 1993, en pleine explosion brit pop, « Gold Against the Soul  » enfonce le clou de plus belle par ses textes d’une noirceur sidérante . Le romantisme noir du groupe attire des foules de jeunes gens perdus pour qui la drogue semble être le seul paliatif à l’absence d’amour et le single « La Tristesse Durera » fera couler beaucoup d’encre.
Cultivés et militants à la fois, les Manic Street Preachers signent en 1994 l’album « The Holy Bible », nouveau manifeste romantique et désespéré qui leur attire les foudres d’organismes religieux. Mais pour un groupe qui ose apparaître live à l’émission Top Of The Pops avec des cagoules de l’IRA, ce n’est qu’une goutte d’eau dans le vase.
La presse, elle, ne sait toujours pas sur quel pied danser avec ce groupe qui se clame punk mais  qui s’est également trompé  d’époque. Entre le soutien inconditionnel et le mépris le plus acerbe, les médias spécialisés y perdent leur latin, surtout depuis l’incident avec Richey James. Lors d’une interview, un journaliste lui demande droit dans les yeux s’il n’est pas une fraude, lui et son groupe, James se saisit d’un cutter et écrit sur le long de son bras: « 4 REAL ». Pour de vrai… 40 points de suture pour l’exemple. Les articles pleuvent le lendemain et le bouche à oreille devient national. L’album se vendra de plus belle.
Et puis, l’année suivante, Richey James disparaît subitement dans la nature, sans laisser de traces, ni d’explications. A ce jour, c’est l’un des plus gards mystères de l’histoire du rock.
Donné pour mort après la disparition de leur ténébreux guitariste, le trio enregistre un 4ème album, le formidable  et multiplatiné « Everything Must Go » qui sera un véritable succès populaire, ainsi qu’une réussite artistique de premier ordre, des titres comme « A Design For Life » ou encore le titre éponyme de l’album redonnant une conscience sociale à toute une génération revenue des années insouciantes de la brit pop.
Conscience sociale et morale de son époque, le groupe signe « This is My Truth, Tell me Yours » en 98. Porté par des titres à mourir comme « The Everlasting » et le classique « If You Tolerate This Your Children Will Be Next », le groupe décroche un nouveau succès populaire. mais l’apathie guette et il semble temps de revenir au punk rock des débuts. Un petit concert le 31 décembre est donné sous l’éphémère dôme de Londres, histoire de dire adieu au xxème siècle. Ceux qui y étaient en parlent encore.
Et si on rebranchait les guitares?! Ce sera le cas en 2001, les Manic revenant en force avec un nouvel album, l’énevé « Know Your Enemy » et son single dévastateur « Found Your Soul ». Peu habitué au rock binaire, l’Angleterre boude cet album rageur, à tort.
Le reste du monde, lui, continue d’ignorer le groupe. Qu’importe, le trio s’envole pour Cuba et rencontre Fidel Castro pour tailler le bout de gras le temps d’un concert historique.
2002, »4 Ever Delayed », première compile du groupe débarque dans les bacs. Gros succès à nouveau, d’autant que le groupe n’a pas oublié Richey James, déjà présent en clin d’oeil dans le titre mais surtout présent sur la pochette à côté de ses compagnons d’arme.
« lipstick Traces, A Secret History Of The Manic Street Preachers » déboule l’année suivante. Il s’agit d’une double compile de titres rares du groupe, agrémentée de titres en live.
Tatonnant un peu, le groupe  revient en 2004 avec « Lifeblood », un beau disque qui ne trouvera pas son public, la faute à des titres un peu empoulés. Mention honorifique au titre « The Love Of Richard Nixon »
Mai 2007, « Send Away The Tigers » sort enfin et montre un groupe rajeuni, plus léger à tous les sens du terme et visiblement prêt à en découdre encore longtemps. Surtout, après 15 ans d’activisme rock, il donne un instantané glorieux d’un groupe sans équivalence ici bas. Puisse-t-il demeurer ainsi pour toujours.
Publicités

3 réflexions sur “Manic Street Preachers

  1. De passage pour te souhaiter une belle journée, et te faire des bisous!
    Jespere que tu vas bien?
    Toujours agréable de venir ici…tres instructif!!
    A plus….et je t’envoie des rayons de soleil de chez moi!
    Bises xxxxxxx  

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s