black rebel motorcycle club « baby 81 »

 

Après quelques déboires avec l’industrie du disque, deux ou trois illusions perdues (non, les BRMC ne seront jamais des superstars) et son lot de crises internes, de problèmes de drogues (Nick, le batteur réintégré après ses quelques égarements) qui ont donné, d’une manière ou d’une autre, naissance dans un premier temps au très bel album accoustique « Howl » il y a deux ans, le trio en noir est de retour avec un quatrième album aux allures de chef d’oeuvre qui ne veut pas le dire.

« Took Out A Loan », le premier titre, commence de manière conventionnelle, très cool, du rock bluesy qui sent le sud, avant que « Berlin » (« Salvador » sur Itunes, allez comprendre…) monte le niveau de douze crans. Un chef d’oeuvre absolu cette chanson, et tellement BRMC à la fois. Une splendeur moite et électrique, qui ne peut donc que créer des secousses. On se dit que ça va se calmer, redescendre, mais non, au contraire, ça monte encore de trois crans avec « Weapon Of Choice », seconde tuerie où la voix de Peter Hayes et la guitare de Robert Been se montrent héroïques en diable. Après, c’est au tour de « Window » de nous poignarder en plein coeur par son spleen magnifique et son refrain de la mort qui se fait attendre avant de nous exploser au visage. Mais que s’est-il passé chez BRMC? C’est quoi ce disque de malade!? Ces textes qui nous prennent aux trippes et ces questions qui nous arrivent droit dedans, qu’on ne peut pas eviter, ni ignorer. Et ça continue de plus belle, les titres catchy en diable se suivent sans se ressembler, plus à la cool toutefois, jusqu’à-ce que déboule le magique « All You Do Is Talk », chanté comme un chant de funérailles, beau à pleurer, beau à mourir. ce disque est du pur BRMC; c’est fort, puissant, mélancolique et agressif à la fois, comme si The Jesus & The Mary Chain s’étaient mariés à Motörhead, pas possible de trouver un autre comparatif. « Need Some Air » est à nouveau une tuerie qui rase tout sur son passage, un titre qu’on rêve d’entendre en live, comme tout ce foutu album. Mais c’est pas fini, et « American X » est là pour nous le prouver avec son intro de la mort et la suite qui semble toute droite sortie des enfers. Un titre épique qui fait froid dans le dos… et ils osent le mttre en avant dernier! Les fous…

Evidemment, l’album se termine par une ballade de trop, histoire de donner du grain à moudre à leurs détracteurs qui trouvent leurs albums trop longs et chiants. On en ricanera autour d’une bonne bière.

L’ALBUM ROCK DE L’ANNEE JUSQU’A PREUVE DU CONTRAIRE.

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