lôzanne’s burning VII

En ce samedi 13 janvier, c’est une rose à la main que j’attends ma belle à la gare de Lausanne pour ce qui sera sa première édition du Burning. On va se boire une bière à la brasserie, puis on monte chez moi en bus pour déposer quelques affaire, moi surtout pour virer mon tee-shirt City Disc afin d’éviter de me faire lyncher, puis nous repartons dans la nuit, un joint à la main pour remonter dans un bus qui nous emmenera sur les hauteurs de la ville, direction la grande salle de Vennes. dans le bus, je me doute que nous sommes à la bourre, peu de gens semblant se rendre là-bas. mes craintes s’avèreront fondées en descendant. Bon, pas évident de retrouver le chemin exact à pieds, mais on y arrive finalement. Burning VII, here we are!

A l’intérieur, le programme indique le début des hostilités à 19h40 et il est presque 21h00… On ne dirait pas que je suis allé à toutes les éditions depuis le début. La bonne nouvelle, c’est qu’on va rater Jérémie Kisling et ça c’est trop cool! Pour l’instant, nous restons bloqués au vestiaire (plus de place pour les habits! soirée sold-out oblige) à taper le carton avec les gens de Transit. ca se débloque au bout de quinze minutes et on peut enfin monter les escaliers qui mènent à la salle. Il fait très chaud là-dedans et ma copine se sent mal très vite. Nous décidons de sortir prendre l’air un moment, puis de réitérer après chaque prestation, bref comme d’hab, les gens sortant prendre à boire ou pisser à ces moments-là, le temps de changer la scène. Bon, pour ce qui est de la soirée, intitulée : « Les groupes Lausannois chantent lers morts », il devait y avoir vingt prestations live de 12 minutes chrono (et là je rigole, on en a chronométrés certaines…), réduites à dix-neuf suite à l’annulation de PMT, plus le fait qu’on étaient à la bourre et qu’on en a bien ratés quatre ou cinq (dont Jérémie Kisling, ouais!), sans oublier que je n’avais d’yeux que pour ma sensuelle copine, donc pour écrire un papier là-dessus, je vais cette fois m’abstenir de toute chronologie, ce qui vaudra mieux. Le concept demeure le même chaque année pendant près de six heures trois reprises par set et à chaque fois ce petit jeu ridicule pour le public de retrouver le titre original et son interprète. Eh bien, cette année, je n’ai pas reconnu grand chose. Mais bon, j’était distrait, aussi (bon dos la copine!). par contre, un truc dont je suis certain, c’est que pas mal de choses que j’ai entendues n’étaient pas des reprises de personnes décédées, ou alors artistiquement parlant, ce qui revient au même, j’imagine… Les groupes qui m’ont marqué cette soirée sont légion, mais je commencerai par la grosse déception de ce Burning VII, à savoir la prestation de MXD, sans saveur et vide de tout contenu. Bien la première fois que le public les hue de la sorte. Mauvais choix des reprises aussi mais quand même, avec leur expérience et ce qu’on connait d’eux, on espérait au moins qu’ils fassent tout péter, à l’image de Favez. Eh oui, quand le meilleur groupe du monde arrive au Burning, on sait que ça va être un pur moment de bonheur. Reprennant le « Born To Be Wild » de Steppenwolf, « Bullet With Butterfly Wings » des Smashing Pumpkins (après nous avoir fait croire, salaud de Vicky, que ce serait du Nirvana!), puis « L’Aventurier » de vous savez qui, les Favez ont juste réveillé la soirée et rendu la foule dingue. Un putain de grand moment. Voilà, pour les extrêmes. Mais on ne s’arrête pas là, car Houston Swing Engine (et son batteur naturiste Kiki) a aussi envoyé la purée avec le « Kick Out The Jams » des MC5 ou encore le « Should I Stay Or Should I Go » des Clash. Un putain de moment rock’n roll et une déclaration inquiétante en fin de set, il s’agissait du dernier concert du groupe… Pour toujours? J’espère vraiment que c’était une connerie, car on a besoin de Houston comme de sang dans le corps. Jolie reprise du « Twenty Century Boy » de T Rex par Magicrays. très bonne performance de Rosqo qui s’est attaqué au « Thriller » de Michael Jackson (qui est bien mort) avec même une petite chorégraphie de guitares, façon zombie du clip. La classe. On retiendra aussi la version plombée, mais pas plombante de « The End » des Doors par Krueger et le set en play-back des Velma sur « The Message » de Grandmaster Flash, grand moment de n’importe quoi au combien drôlatique. Et puis il y a les prestations dont je ne me souviens plus, comme celle de ce groupe fabuleux qui a reprit trois morceaux de Claude François de la plus des manières, pardon à eux, vous étiez géniaux. On a zappé Art on Wall, parce que j’en avais marre, je voulais surtout rentrer pour changer de caleçon, m’étant assis dans une flaque de bière en milieu de soirée.

On a appelé un taxi une fois dehors, mais après en avoir vu passer trois devant notre nez et soufflé par d’autres personnes mal intentionnées, nous sommes montés dans le bus spécial, avant d’en redescendre pour enfin quitter les lieux dans un dernier taxi providentiel. Le conducteur était super sympa (ça change de certains de ses collègues) et nous a même fait un rabais sur la course (là, on est dans l’exceptionnel, passer de 23.- à 20.- sans pourboire en plus). de retour chez moi, ma belle a roulé un dernier joint et nous nous sommes couchés dans le lit, fatigués mais heureux, la tête remplit de décibelles et de souvenirs encore frais. C’est cool d’habiter à Lausanne, capitale du rock.

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