indochine live à l’arena de genève (part two)

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Ca y est, la musique des Subways résonne dans l’Arena, plus que quelques minutes avant l’intro « Oxygene » qui rend le public hystérique. Les lumières s’éteignent et d’autres se mettent à crépiter derrière le rideau. On voit un bout de la forêt derrière, un arbre sortit tout droit de Sleepy Hollow.

Enfin, le rideau tombe et le groupe apparaît sur les accords de « Dunkerke ». Un voile nous sépare encore d’eux, tandis que des projections viennent nous éblouir. La folie nous empare sur « Ceremonia », l’un des trucs les plus darks du dernier double album. Virginie hurle dans nos oreilles son bonheur, elle est au paradise. « Alice & June » vient enfoncer le clou de splendide manière, tandis que Nicola Sirkis court sur le ponton de la scène qui lui permet de se retrouver au milieu de la salle pour le plus grand bonheur des fans. Les tubes s’enchaînent, « Marilyn », « Adora », « Punker », « Ladyboy », puis la chanson la plus honnête jamais écrite sur l’anorexie: « June ». « Electrastar » vient nous rappeler la folie de la précédente tournée, suivit de « 3 Nuits Par Semaine » qui enflamme l’Arena, Sirkis étant survolté dans son rôle de frontman, chantant comme jamais. Sur « Miss Paramount », la foule lève les mains au ciel pour faire les « oooouuuhhhhh!!! » Un peu pété par le joint que je viens de fumer avec Céline et Candice, j’en renverse le verre que Virginie me tend au même moment, m’éclaboussant en même temps qu’une pauvre dame derrière-moi qui n’avait rien demandé. So sorry. Arrive « Crash Me » et son film en noir et blanc qui fait beaucoup penser à du Depeche Mode filmé par Anton Corbijn, Nicola roulant dans une jeep et s’arrêtant dans un bar avant de se retrouver à marcher au bord de la mer, probablement en Bretagne. « Punishment Park » nous permet de retrouver ce mythique air d’harmonica joué par Sirkis, et à nouveau, le public se déchaîne jusque dans les gradins. Grand moment également sur la nouvelle version de « Morphine », Nicola jouant des percussions sur ce morceau, balançant ses grosses baguettes en l’air à la fin sans les rattraper, préférant s’enfuir les mains sur la tête. Trop drôle. Entre les chansons, Nicola, pourtant un grand timide devant l’éternel, parle plus que d’habitude, nous demandant si ça n’a pas été trop galère de revenir un mois plus tard après la déprogrammation du premier concert. La foule répond de manière assez franche: c’était la merde! Le moment du set acoustique est arrivé. Seul au milieu de la scène, Nicola, assis sur un tabouret de bar, nous joue à la guitare « Un singe En Hiver », la belle chanson sur Indo écrite par Jean-Louis Murat. C’est superbe, il chante trop juste, trop bien aussi. Puis Boris et Oli le rejoignent pour quelques perles déchirantes, dont une version hallucinante de « Salombo », avant d’entonner « Revolution ». C’est le bonheur total, mieux qu’un orgasme. retour à l’électricité pour une longue intro qui rend tout le monde nerveux, en effet, il s’agit bien de « L’aventurier ». La suite se passe de tout commentaire. A chaque fois c’est la fin du monde avec cette chanson. « Pink Water » vient calmer les esprits, puis « Talula » signifie la fin du concert, Nicola invitant une trentaine de jeunes du public à monter sur scène, les accueillant d’un chaleureux câlin avant de leur indiquer de la main la scène pour s’y regrouper. Un grand moment de temps suspendu pour le public témoin de ce moment magique. Surtout la confirmation que Sirkis est un putain de mythe vivant et qu’aucun artiste contemporain n’égalera jamais le lien indénouable qui l’unit avec son public. C’est la fin, prenant sa propre fille dans ses bras, Nicola salue une dernière fois la foule de l’Arena. Il nous souhaite un joyeux Noël et une bonne année sans savoir si Indochine reviendra un jour en Suisse, avant de disparaître pour retrouver sa femme backstage. Puis c’est au tour de Boris, Oli et Marc de venir nous dire au revoir. Eux aussi vont nous manquer.

Les lumières se rallument, on est morts, mais heureux. On récupère nos sacs et on retourne à l’aéroport pour fumer un dernier joint avant de prendre notre train. En chemin, on croise des fans de Neuchâtel avec qui je discute une minute. Et on embarque. De retour à Lausanne, je quitte mes copines qui vont à l’anniversaire des Docks et remonte à pied jusque chez moi. la nuit va être courte avant de reprendre le travail, mais je m’en tape, j’ai vu Indochine, le reste n’a vraiment aucune espèce d’importance.

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2 réflexions sur “indochine live à l’arena de genève (part two)

  1. merci d avoir partagé ce moment! mes yeux suspendu à chaques mots je m’y serai crue au milieu de la foule! (rires) bonne suite!;)

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