PROJECT PITCHFORK

 

J’ai découvert Project Pitchfork en 1998 avec l’album « Eon : Eon »(plus précisemment avec ses singles: « I Live Your Dreams », « Steelrose » et « Carnival »), une claque monumentale pour le pop addict que j’étais (et que je suis toujours). D’un coup, la dark electro rentrait dans mon univers musical, et pas n’importe laquelle, car à cette époque, Pitchfork régnait en maître du genre, distillant un son glacial et terriblement addictif, agissant directement sur le système nerveux. Un concert à la Dolce Vita n’allait d’ailleurs pas tarder à me le confirmer, repartant de là avec un mal de tête absolument merveilleux, tout comme le fut ce concert à moins de deux mètres d’eux.
Formé en 1990, ce groupe allemand ne m’est apparu que grace à la vision de ses clips sur la chaîne Viva. D’entrée, j’ai été fasciné par la voix de Peter Spilles, une voix passant de la douceur à la froideur la plus synthétique, le tout mis en valeur par des synthétiseurs élégants, bien que pouvant se révéler industriels par moments. Tout ce que j’aimais à l’époque, une sorte de chaînon manquant entre la recherche formelle de Front Line Assembly et les classiques instantanés de Nine Inch Nails.
Puis le temps à passé, Project Pitchfork a continué son chemin, loin de moi, sortant des EP quelque peu anecdotiques, ainsi que quelques albums qui m’ont beaucoup moins emballé (Daimonium en 2001, malgré le formidable « We Are One », puis « Inferno » en 2002). En fait, le groupe a mit de l’eau dans son vin depuis quelques années, devenant beaucoup plus pop, beaucoup moins froid. Prévisible après dix ans de carrière, d’autres formations sont tombées dans le même panneau sous le facile prétexte de l’évolution musicale.
Et puis, courant 2005, sort « Kascade », dixième album du groupe. Et enfin, on peut se permettre d’y croire à nouveau. Evidemment, on est encore loins d’albums comme « Entities » ou même « Alpha Omega » , mais des titre comme « The Future Is Now », « Schall Und Raucht » ou encore « Dance In The Air » ne sont pas sans rappeler le Project Pitchfork de 1998, celui qui nous manque tant, celui qui nous donnait la fièvre. L’album est loin d’être au même niveau mais il demeure très encourageant pour son successeur, onzième livraison qui devrait voir le jour d’ici quelques mois.

 

http://www.project-pitchfork.eu/

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